Articles

David Lynch ; ou l'obsession pour la vérité (...et on le remercie d'occuper nos esprits vides)

Tu penses matter un film de Lynch pour passer un bon moment ? Passe ton chemin ! Ce n'est pas toi qui regardes le film, mais c'est le film qui te regarde. Des films qui, d'ailleurs, ont pour point de parler de dépression nerveuse.  Quelques précisions. En général... ....le métrage s'ouvre : - par une chose horrible (l'homicide dans Wild at Heart) ; - dans une anxiété profonde, comme celle du personnage principal angoissé par le poids des responsabilités familiales (Eraserhead, ou l'importance du contraceptif) : - par une passion amoureuse qui dévore (Lost Highway, ou l'importance d'avoir une femme belle, mais pas trop...) ; - ou par une félicité onirique, (Mulholland Drive et la jeune actrice qui découvre Hollywood, ébahie) ou un rêve enchanteur (Inland Empire et la jeune femme Polonaise qui rêve sa vie d'actrice hollywoodienne). Autant de films sur la dépression nerveuse, une  fatigue de l'esprit, de laquelle l'on ne sort que de deux manière...

Essai de traduction de The Hermit of Misty Mountain de Ben E. King (presque) en alexandrins

L’Ermite de la Montagne brumeuse Je vins à l'Ermite de la Montagne brumeuse, Qui demeurait dans une grotte aux alentours, Et à ce sage je posai une question curieuse : Hé, dites, Monsieur l'Ermite, qu’est-ce que l’Amour ? Il dit : L’amour est un navire qui vogue vers le paradis, Sur des flots infinis... C’est un nuage magique pour la Vallée des rêves... C’est cela l’Amour, l'ami. "Et je dis à l’Ermite de la Montagne brumeuse, Qui demeure là où le vent froid s’abat, "Si je trouve cette chose qu'on appelle Amour, Oh, Monsieur l'Ermite, comment elle apparaitra ?" Il dit : Tu apercevras le soleil durant tes nuits, Tout comme les étoiles même quand elles sont éteintes, Tu entendras des chants quand il n'y a pas de bruit... Et tu sauras ainsi." Puis je dis à l’Ermite de la Montagne brumeuse, Avant que ces choses ne cessent, "Quand je verrai cette chose qu'on appelle Amour, Oh, Monsieur l'Ermite, que ferais-je face à cette princesse ? I...

Une Affaire de principe ; ou José Bové contre le cartel narco-technocratico nazi

Vous avez tous vu au cinéma "une Affaire de principe", réalisé par Antoine Raimbault. Sorti en l'an de disgrâce de 2024, ce récit narre le combat de José Bové au Parlement européen contre les lobbies du tabac. La structure du scénario est assez simple, pour ne pas dire linéaire : Présentation des personnages >Présentation du contexte > Péripétie n° 1 : mise en cause et démission d’un député européen > Contre-enquête : José Bové part à Malte, véritable nid à corrompus ; sa petite stagiaire épluche des rapports à Bruxelles > Révélation : la mise en cause était, en fait, injustifiée Péripétie n° 2 : confrontation avec le chef des conjurés, l’ordure José Manuel Barroso Révélation n° 2 : les lobbies du tabac sont partout > Coup de grâce : publicité des révélations (c’est la stagiaire qui a fait les photocopies)  Fin heureuse : vote et adoption du « paquet neutre » ; l’industrie du tabac finit en slip et les lobbies au chômage. Chiant, non ? Voici quelques pistes...

Ces phrases qui ont élevé mon niveau de conscience

 « Dieu vomit les tièdes » Réplique fascisante entre toutes, c’est une formulation du verset 3:14 de l’Apocalypse qui a été popularisée par un quelconque film français (pléonasme). Couplez ceci à du Saint Augustin, et vous apprenez que l’action amène à la chance. Et ceux qui s’abstiennent d’exercer leur libre-arbitre,  divin et sacro-saint privilège octroyé par le Très-Haut,  ceux-ci sont damnés, et d’une damnation profonde et presque irrévocable. Alors il importe beaucoup de n’être pas un fade, un mou, un moyen qui est d’accord avec tout le monde et qui fait tout comme les autres. C’est une véritable injonction à ne pas se palucher devant la dernière « sortie Netflix », à assumer ses frustrations, à les surmonter ; et à faire des efforts vestimentaires et alimentaires pour avoir une apparence décente et ne pas avoir l’air d’un semi-crapaud que l’on placarde sur des « back offices » de Didier Lequidam, diplômé en servilité és qualité .   « Toujours courtois, jamais c...

Le Journal de minuit ; ou l'introspection au plus sombre de la nuit

Nuit du 7 février, j’endure une insomnie carabinée. Demain, je reprends l’enseignement après deux années d’arrêt. Pour moi, cette mission est sacrée.   Cette nuit, je suis surtout tracassé par des difficultés relationnelles qui m'irritent depuis des semaines… L'autrui est prenant, fourbe, orgueilleux et peu intéressant. Dévier d’un iota de ses desiderata, c'est s’en faire un ennemi mortel. P laire ou se faire anéantir. Peu chanceux toutefois ceux qui ont croisé mon fer... Qu’importe. Quelque part, j'ai peut-être un ami. Et l’un d’eux vient de paraitre un livre. À compte d’auteur certes. Et je viens de le recevoir dans ma boite aux lettres.  Très sincèrement, je n’aime ni le jaune ni le vert, mais cette disposition malheureuse des couleurs couvre certainement le récit de superbes tourments. Des tourments qui seraient le reflet des miens. Aussi je ne cherchais pas de remède, mais seulement à me plonger dans l’esprit d’un homme doté de l’expression la plus addictive.  En s...