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L'éloquence... mais pourquoi faire ?

Il faut les voir ces avocaillons de la Conférence du stage. Ils ont tout de l'acteur raté qui s'est fait une religion de bien articuler. Leur travail consiste à déclamer un texte devant quelques dizaines de personnes pour montrer qu'ils savent citer des auteurs qu'ils n'ont même pas lu, ou bien mal. Leur jeu est besogneux et ils n'ont d'autre passion qu'eux-mêmes. La Conférence est l'antre de l'entre-soi, une orgie masturbatoire d'hommes en robes noires qui empruntent tout du curé, sauf l'érudition. Leur exercice confinent souvent au stand-up,  l'humour en moins. Et à défaut d'avoir le fond, ces médiocres concentrent toutes leurs forces sur la forme. Mais cela n'impressionne personne... si ce n'est le simplet. C'est pourquoi, de manière bien prévisible, les écoles de commerces organisent les concours d'éloquence les plus courus. Mais qu'il y a-t-il de plus improductif et de dispensable que l'activité d'...

Pourquoi l'acteur français ose parler politique ?

   "Quand  Francis Huster, François Cluzet, ou Omar Sy parlent, tout le monde les écoute". Personne, jamais. Cela va sans dire, l'acteur français vit en dehors du réel, et ses prises de paroles n'ont vocation qu'au néant.  Misant sur le sujet médiatique du moment, l'acteur français aime passer pour le gardien du bon et du juste ; et son seul but : faire parler de lui. Un combat en faveur du progrès et de la justice ? Loin de là. Il  s'agit avant tout d'être rappelé par son agent, lequel ignorait ses coup de bigo depuis trois mois. C'est simple. Le milieu du spectacle est si fade, plat, insipide que les oeuvres les plus audacieuses du cinéma français portent sur la défense des minorités.      Certes, les déclarations paraissent sincères, mais leur degré de pertinence est souvent proportionné au nombre d'heures qu'a passé l'acteur à étudier son sujet, à savoir : ZÉRO. Et toi, pauvre rosse, comme peux-tu te fier à la conscience politique d...

Exorciser le CRFPA, examen du démon - Le guide ultime des révisions

    Selon certains,  avoir envie de devenir avocat c'est déjà avoir fait le moitié du chemin. Ainsi, comme ne l'indique pas ce titre racoleur, je livre mon parcours qui n'a aucune vocation à exemplarité. Mais puisse-t-il en inspirer certains pour arpenter sereinement ce qu'il reste du chemin. Quelques considérations générales sur l’examen      À chaud, un mois après l’avoir passé, je dirais que c’est un examen à faible teneur intellectuelle. Concrètement, je m'attendais à de grosses interros et je n’ai pas été déçu. Pour le réussir, il conviendrait de s'armer de l'arsenal suivant : une méthodologie soignée qui force le respect (la prise d'automatismes est la clé), une maitrise du cours qui comprend la mémorisation des grandes lignes , et de toutes les subtilités jurisprudentielles (impliquant ainsi de pouvoir réciter de tête le plan de son cours, et d'en avoir une vision globale), et surtout un état psychologique positif , voire enjoué (facile à d...