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Ces phrases qui ont élevé mon niveau de conscience

 « Dieu vomit les tièdes » Réplique fascisante entre toutes, c’est une formulation du verset 3:14 de l’Apocalypse qui a été popularisée par un quelconque film français (pléonasme). Couplez ceci à du Saint Augustin, et vous apprenez que l’action amène à la chance. Et ceux qui s’abstiennent d’exercer leur libre-arbitre,  divin et sacro-saint privilège octroyé par le Très-Haut,  ceux-ci sont damnés, et d’une damnation profonde et presque irrévocable. Alors il importe beaucoup de n’être pas un fade, un mou, un moyen qui est d’accord avec tout le monde et qui fait tout comme les autres. C’est une véritable injonction à ne pas se palucher devant la dernière « sortie Netflix », à assumer ses frustrations, à les surmonter ; et à faire des efforts vestimentaires et alimentaires pour avoir une apparence décente et ne pas avoir l’air d’un semi-crapaud que l’on placarde sur des « back offices » de Didier Lequidam, diplômé en servilité és qualité .   « Toujours courtois, jamais c...

Le Journal de minuit ; ou l'introspection au plus sombre de la nuit

Nuit du 7 février, j’endure une insomnie carabinée. Demain, je reprends l’enseignement après deux années d’arrêt. Pour moi, cette mission est sacrée.   Cette nuit, je suis surtout tracassé par des difficultés relationnelles qui m'irritent depuis des semaines… L'autrui est prenant, fourbe, orgueilleux et peu intéressant. Dévier d’un iota de ses desiderata, c'est s’en faire un ennemi mortel. P laire ou se faire anéantir. Peu chanceux toutefois ceux qui ont croisé mon fer... Qu’importe. Quelque part, j'ai peut-être un ami. Et l’un d’eux vient de paraitre un livre. À compte d’auteur certes. Et je viens de le recevoir dans ma boite aux lettres.  Très sincèrement, je n’aime ni le jaune ni le vert, mais cette disposition malheureuse des couleurs couvre certainement le récit de superbes tourments. Des tourments qui seraient le reflet des miens. Aussi je ne cherchais pas de remède, mais seulement à me plonger dans l’esprit d’un homme doté de l’expression la plus addictive.  En s...

Anti-hommage à Jean-Marie Le Pen, hypocrite fini

Je suis contraint de me joindre à la foule des dégénérés, des manants, des tocards qui célèbrent le trépas d'un homme, puisque nous vivons une époque dans laquelle plus rien n'est sacré. Cependant, je n'épouserai point la liesse du plus simple.  Nous devons prendre Jean-Marie Le Pen pour ce qu'il est, et c'est le Prince Murat qui en parle le mieux : il était une parodie d'homme de droite, un pantin, une construction médiatique, aussi certaine qu'un Hassen Chalghoumi, que l'ouvrier Stakhanov et que Big Brother. C'était une espèce de  monomanique, obsédé par les "arbres" et les "noix".  Ce n'est pas la belle droite du Comte de Paris ou de Monseigneur Crépy. Ce n'est pas Bernard Lugan, Joseph de Maistre ou  François de La Rochefoucauld, mais un hypocrite fini qui s'est compromis avec la gauche et les partis dits "de gouvernement". Il fut le parfait laquais de tous ces politiciens de carrière sous-instruits et su...

« Le bonheur partagé est-il divisé ou doublé ? » ; ou Montréal et l'art de la flatterie servile

Il faut distinguer, mon capitaine.  Le bonheur est la joie qui dure, qui dure et qui dure…  Comme celle de discourir devant cette noble assemblée !... Et devant ce jury de renom !  Le bonheur... n’est pas que le silence de la douleur.  C'est, par exemple, l'enivrement, l’émerveillement, le plaisir, l’extase continu de me retrouver en terres canadiennes :  De vos vastes plaines, taiseuses et verdoyantes, à vos villes aux tours immenses qui trônent sur le monde avec élégance, mais sans grandiloquence ;  De la majesté de vos cerfs à votre digne feuillage de lys et d'érables ;  De vos dames accueillantes qui ne dédaignent jamais une perspective d’accouplement à l’infinie gentillesse de votre population...  Car vous êtes bien aimables, chers Canadiens ; ce n'est pas un cliché !  Vous êtes si gentils que même votre faune vous imite, puisque sur la route qui va d'Ottawa à Montréal, j’ai été salué par trois ours bruns, deux caribous et un lombric....

Lettre à Florence : Je préfère Naples

Signore e signori, Cari città di Firenze, ti saluto.  Non,  chère Florence, tu ne mérites pas de discours en italien.  Puis j'ai besoin de ma langue natale pour décrire ton insolente beauté : de la finesse de tes vierges au marbre blanc au cloitre de Santa Croce ; aux statues des grands mythes homériques de la Seigneurie ; au David de Michelange, dont le pubis, le phallus, le pénis semble dormir pour avoir été trop célébré... ; de la Vénus païenne que Botticelli fit naitre des anges... aux rosaces de la cathédrale Sainte-Marie-de-la-Fleur, qui semblent se mouvoir dans le temps immobile, sous un dôme dominant aux pierres rouges.  Si je te tutoie, chère Florence, c'est parce que nous nous connaissons bien. Deux années ont passées depuis mon dernier passage, et tu ne t’es toujours pas débarrassée de tes touristes espagnols, ni de tes voyageurs solitaires en mal d’affection. Deux années après m’avoir présentée, au détour du hasard, au sommet de l’inattendu, celle qui aur...

J’ai connu mieux

J’ai vu les merveilles de Rome et d’ailleurs. J’ai voyagé. Je me suis étroitement lié aux populations que j’ai visitées. J’ai connu la fausse pudeur asiatique et la chasteté feinte de l’Italienne, fraiche, chrétienne, humide, comme la tulipe sous la première rosée du printemps. Elle est à la fois pleine d’amour et de contrition, puisqu’elle réclame des fessées. J’ai surtout connu ma préférée, la Wisigote, l’ardente, la romantique aux hanches agiles. Quand vous ne faites qu’un avec elle, et qu’elle plonge son regard dans le vôtre, vous pouvez vous y voir, car  ses pupilles reflètent la flamme naissante d’une passion dévorante.  Et lorsque sous ce foudre vous mollissez, vous la voyez se  tortiller d’extase pendant trois parfaites minutes, avant que  le coeur ne vous confisque votre vigueur … J’ai aussi ressenti la  grâce d'un esprit bien fait et foisonnant, que reflète une voix, un corps, un visage sublimé par une chevelure d'un naturel estival . Sa musique vous c...

Le véritable éloge de la Folie

Le véritable éloge de la Folie n’est pas dans le brulot d’Érasme. L’Hollandais n’a fait que se servir de la dé-raison pour pondre un traité de morale chrétienne plus ou moins subversif.  Subversif puisqu’il  s’en prend aux ecclésiastiques ; moins subversif, quand il attaque les faux dévots, ces petits clercs décadents qui profitent de la protection de leur statut. En somme, c’est le procès de Tartuffe. Le véritable éloge de la Folie consiste plutôt à honorer le Marquis de Sade et les génocidaires, puisqu’ils nous ont montré ce que de pire l’humain peut faire (quoique l’on soit tous les jours surpris). La belle folie, c’est celle de Nerval qui se perd entre la vita nuova de Dante et le souvenir de l’être aimé, finissant de danser avec les élohims au commencement des temps. C’est tout homme qui mélange ses sens, qui voit avec ses oreilles et entend avec ses papilles. C’est voir des couleurs qui n’existent pas dans des formes impossibles. Tant de mouvements imprévus et imprévibl...

Joies et délicatesses de la Cour d'assises ; ou les cinq journées d'un procès pour vol aggravé

Vous serez soufflés par ce récit. Pour certains, la Cour d'assises est une machine à "broyer les pauvres".  Mais pas du tout !  Tout procès est une fête, la célébration du droit et de la dignité humaine, lors duquel les  parties se comportent entre-elles avec courtoisie et délicatesse. Illustration. Jour n° 1 - Vous êtes défendeur d'un des accusés et vous allez à la rencontre du camp adverse Vous avez le dossier et votre stratégie en tête.  Il s'agit de demander l'acquittement.  L'accusé l’est en raison d’un cambriolage violent (coups, ligotage...). Il est accablé pour ce motif avec deux autres personnes. Vous savez que les victimes de ces faits odieux sont fortunées et représentées par un ténor d'un barreau d'une grande ville, et par un autre avocat un peu moins fameux.  Vous arrivez en salle d'audience. Le chauffage est trop présent et la lumière très froide. L'heure est aux présentations. Courtoisie first .  Le ténor daigne vous saluer ...