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Éloge de Charles Stamper (« Mister France 2024 »)

Dans un bar branché de Toulouse, voilà un joli couple de blondinets. Tous deux  fixent une tablette éclairée. Quel serait le sujet de leurs travaux à l'heure où Poncho le pochtron fixe son alcoolémie à trois grammes cinq ? Ils ont la beauté du diable. Lui, a le sourire ravageur serti d'ivoires brillants qui percent la rouge pénombre des néons colorés. Son   teint semi-beige est d’une sombre clarté naturelle. C'est un véritable Apollon de Scandinavie  aux cheveux hirsutes qui s'est  égaré dans le Rhône. Sa coiffure va de l'avant et ses tempes sont rasées, donnant ce que les experts appellent « undercut », et les forces de l’Ordre « coupe au bol ».  Quant à Madame, elle a les yeux d’un bleu saphir tout excités par la lumière rouge et tracés au crayon noir. C'est une bombe cosmique à la chevelure blonde et épaisse. C'est un petit miracle au visage fin semblable au royaume des cieux, et dont le régent est un petit nez un peu courbé. Mais ce visage est étrangeme...

Les hommes préfèrent les blondes pour de très bonnes raisons

Lire les Bucoliques de Virgile est une longue érection qui nous laisse sentir le thym de Provence, les baies des tertres sucrées, l´âcre saveur de la myrte, l’odeur des moutons gras, la douceur du lait des agnelets, la tiédeur de la brise qui file entre les collines et qui agite les buissons épineux, l’agitation des ouvrières des ruches et les pétales querelleuses des orges et des blés. Et le doré des plaines n’éblouit-il pas plus que les vertes étendues ? Les sables clairs et fins n’ont-ils pas plus de charmes et d’attraits que les tristes galets ? Le son d’avoine n’est-il pas plus affriolant que le trèfle ou que la mousse des arbres ?  Ainsi des femmes. La blondeur rappelle le doré du roi des astres et les trésors du grand Nord, et le blé nourricier et le pain que Christ multipliait. Il n’y a pas de blonde qui soit moche. Leur candeur est celle du grain qui vient d’éclore. Leur docte naïveté est toute naturelle, et il est défendu aux brunes d’être bêtes. Elles peuvent ne pas tout...

Le joufflu magnifique ; ou l’incroyable histoire d’une jalousie soudaine

La génération est maudite et nous en sommes tous les produits dégénérés. La visioconférence est partout, alors que quinze ans plus tôt, c’était tout juste le moyen de subsistance de prostituées slaves qui pratiquaient sexe film pour donner plaisir à homme chaud.  Ainsi des audiences correctionnelles aux teintes boisées, là où Donatia barely legal et Irina Popescu ont été turbo-remplacées par Günter et Günar comparaissant devant Justice magistrale.  Du centre pénitentiaire de Longuenesse ou de Villepinte, nos Barrabbas des clairières souffrent d'avoir à expliquer leur conduite sous emprise de la drogue ou d’avoir causé une infirmité à autrui, voire pire : la mort. Ils s’en expliquent, tant bien que mal, de mal en pis, bon an mal an, par écrans interposés. Carpe diem .  Parfois la « visio » connait des bogues. Ainsi, d'un geste leste, le greffier appelle le service pénitentiaire. Souvent, personne ne répond, car l’audience tombe au moment de la douche du détenu.  ...

Salomon ; ou la Justice familiale idéale

Rupture, divorce, séparation… sont au nombre des conflits familiaux que connaissent nos magistrats. Spécialisés, ils statuent en formation unique, et reçoivent les parents querelleurs en leur bureau, sans l’ombre d’un procès public. Et c’est infortuné, car le public devrait constater, par effet de miroir, qu’il est composé d’enfoirés totaux, de demeurés congénitaux qu’il faudrait faire frire comme au Grand Siècle de Philippe Le Bel dans son oeuvre de répression des sorcières hérétiques et de moults démoniaques possédés par l’esprit d’Iblis le Rouge aux pointes fourchues.  Un jour, Madame lui donna du "mon roi", du "mon amoureux", du "mon homme" et lui prit sa semence cul-sec, tel l'Actimel matinal pour "renforcer ses défense immunitaires". Quant à Monsieur, il affubla sa dulcinée d'horreurs, du type "jtm mon coeur" ou "je finirais ma vie avec toi". Ce Jacques, nom de cocu qui plus est, lui lécha la motte avec frénésie ...

Trois albums pour donner plaisir à petite amie

Si toi vouloir érection solide et sens enflammés de ta copine, lis ce qui suit.  Promis, j’arrête de te prendre pour un demeuré, quoique tu fisse un sacré fiâsse concupiscent, prêt à lécher les plaques de la première moukère qui fait de l’eczéma , au risque de lui faire un moutard qui aura toute sa vie la varicelle. Je te l'accorde, elle n’est pas si vilaine, et ce n’est pas si désagréable d’avoir le sifflet qui gratte…  Tu as cliqué sur ce titre  car tu as, disons,  quelques faiblesses,  de l’ankylose, de l’ataraxie,  de l’anaphrodisie, et que le roseau n’est pas très feuillu, le chêne est mou, le pétard mouillé, et que  ton soldat ne salue pas le drapeau, ton juriste ne sait pas le droit.  Tu veux faire plaisir à ta copine, qui est ta copine, même si t’es marié, car le mariage n’existe pas, puisque le divorce existe. En vérité, soit le mariage, soit le divorce devrait disparaitre parce qu’en l’état, ce sont des valeurs qui s’annulent comme des f...

L’origine des poussières

D'où vient la poussière qui salit votre mobilier ?  Elle provient de vos ressentiments, de votre votre indifférence et de vos tourments ; de gloires manquées et de vos joies frappées de nullités ; de votre refus de la magie et du rejet des liens. Symbole du temps filant, elle vous appelle à l'humilité et vous redit que rien n'est voué à l'immutabilité. Les plus distingués prennent leurs plumeaux et nettoient. Les plus négligés laissent les planètes tourner et attendent une issue favorable, sans connaitre celle qu'ils méritent. La poussière vient d'en haut, mais l'on doit s'en débarrasser comme les débris de l'ennui. Elles ne sont pas stellaires, ni même des fragments de l'espace, mais des memorendum échoués de l'univers vous rappelant à la terrible loi de la gravité, selon laquelle vous êtes poussés vers le centre de l'univers, et qu'il n'est meilleure façon d'agir que d'endurer l'horizontalité pour chasser votre horr...

La vertu de la gifle

C'est l'histoire d'un fils de rien, car c'est un fils de rien, qui renie juridiquement son héritage, et qui mord soudainement la seule main qui lui est tendue. Mais la France est un pays généreux et qui se meurt de sa clémence. Notre État peut vous fournir un baveux qui est enjoint à devenir  sans coup férir  votre obligé. Le problème se pose quand l'avocat est désigné pour d'authentiques clodos. Et là, le prestigieux  Advocatus, le glorieux Plaideur, le gracieux Juris-consulte devra rendra des comptes aux champions des parias, à des vermines en chef, des  phasmoptères  des rues et à des lombrics qui ont été recalés à l'examen de la destinée, et  dont on peut se gausser, car ils ont fait le choix de leur condition. Vous savez exactement ce à quoi il est fait référence. À l'aide juridictionnelle. Ou plutôt l'aide à bouffer du fiel. Dans l'insigne bonté de notre ère, l'ordure ultime, le sagouin spatial ne se donne pas la peine de faire des lett...

La colère de Dimitri

Il se fait cogner depuis ses 12 ans. Sa mère est une ivrogne, et son beau-père le met au placard. C’est Harry Potter et Dobby, mais sans Hagrid et sans les chouettes. Sa mère, semi-débile, a octroyé la pater potestas à un bulot, qui n’a ni patience, ni attrait pour la parentalité. Alors elle  se fait « aider » par les services sociaux, dont quelques mégères départementales qui se font une haute opinion de la parentalité. Alors Dimitri est vite placé en foyer d’accueil, et il y met un bocson considérable. Des bagarres, tous les jours, des éducateurs dépassés, et tout son entourage terrorisé. La colère de Dimitri est sans limite. Il commet des larcins, fume quelques bédos, se met peu à peu en marge, et se fait interpeller par les forces de l’ordre. Pour son mal-être, les procureurs qui l’ont croisé préconisent bien souvent de la détention, bien que cet hère soit tout à fait mineur. Heureusement, les juges ne suivront pas les accusateurs, qui portent trop bien leurs noms ; d’ailleurs...

Le sens de la vie

Un coup de rein, un coup de dés et la giclée vient d'un râle pathétique. De fluide à fluide, la vie frétille dans un monde discret. Le miracle sortit d'une viande moche, allant d'avant en arrière, d’arrière en avant, comme hésitant, comme se satisfaisant, comme plaisant... ce trou,  bourré de nerfs. C'est bien connu. Cet acte est aimable pour l'un, tandis que l’autre s'épuise dans un vain espoir d'immortalité. Puis l’oeuf se crée. Le jaune et le blanc. Le poussin se forme, mais celui-ci aura dix doigts. Pousse la tête, poussent les jambes ;  voilà une vie qui embrasse tous les points cardinaux. Sa demeure est pour lui ; et sûrement pour bien d'autres. Il incommode parfois sa convive. Mais elle reste magnifique d'aimer cette petite boule de merveille, qui déjà rêve de balançoire, de berceuse, de jeux, de rencontres et d'amour, parfois vache. Son heureuse logeuse est de la vie une amoureuse, et elle exècre les passions déconsidérées de son époque p...

Essai de traduction de The Crystal Ship des Doors en (presque) décasyllabe

Le Vaisseau de Cristal  Avant que tu ne sombres dans la paresse, J’aimerais avoir une autre caresse,  Une autre chance étincelante d’allégresse.  Les jours sont brillants et pleins de douleurs, Qui me tiennent fort dans tes gentils pleurs   Le temps que tu fuyais était trop fou, Révèle-moi où nous reverrons-nous. Oh, révèle-moi où ta liberté dort, Les rues sont champs trompant toujours la mort. Délivre-moi des raisons pour lesquelles, Tu préfères pleurer, je préfère planer   Le vaisseau de cristal seul se pavane. De milliers de dames, de milliers de flammes. Un million de manières d’occuper ton temps, Quand nous nous reverrons, j’écrirai autant.