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« Au nom de la mère » , un premier livre subversif et viscéral

C'est un livre qui commence par l’importance d’avoir un papa et une maman. C'est l’histoire d’une étudiante en droit, née d’un homme (à femmes), et d'une femme très belle (mais très pauvre). Et cette étudiante, cette fille sans père, va produire un tout premier livre qui balance sur  le trafic d'influence et sur  les vilénies d'un magistrat, marié et versaillais. C'est la mise au pilori, la crucifixion sans ascension de ce Dom Juan, à une époque où ce statut fascinait encore. Entre pranks et french spirit Dans cet ouvrage qui envoie du foin, l’homme est une raclure de bidet et un lâche incapable de garder son zizou dans son épouse. C'est le portrait d'une crevure en cravate Hermès, qui menaça de mort celle qu’il engrossa, et qui s’abaissa même à faire couper l’électricité de son logement, en ayant demandé la résiliation du contrat d’énergie… avec son propre numéro. Bardé de tous ses diplômes, le juge se fit crâmer comme un adolescent qui rata son prank ...

Ne l’appelez pas « Bergoglio »

Le Pape François est mort. Il a été rappelé un lundi 21 avril, le lendemain de la célébration de la résurrection du Christ. Certains y verront le signe du renouveau de l’Église, laquelle devrait tendre vers plus de tradition ; et ceux-là comptent parmi les mécontents du pontificat de François, et se rangent dans le camp des conservateurs. D’autres verront dans ce signe une proximité évidente et fort justifiée entre Jésus et François, qui admit dans son testament avoir grandement souffert lors de ses derniers jours. Ces derniers comptent, non parmi les idolâtres du dernier Pape (ce qui serait théologiquement un non sens), mais parmi les optimistes et les compatissants. Car, comment reprocher au Pape François d’avoir ouvert la communion aux personnes en situation de concubinage, ou d’avoir béni des couples homosexuels ? C’est condamner celui qui bénit l’amour, plutôt que de bénir celui qui condamne. Comment reprocher  au Pape François d'avoir restreint les messes tridentines, les fam...

L’amour mérite d’être vécu

Comment être heureux ? demande l’autre.  D’abord, si tu poses cette question, c’est parce que tu es malheureux.  Alors identifie d’abord les causes de ton malheur.  Il peut s’agir d’une hygiène de vie de pourceau, d ’une bonne femme, d’une activité professionnelle  hautement bullshit … Et si ta conjugalité ne convient pas, la raison en est que ta conjointe ne te convient pas. Tu as épousé un vagin au lieu d’un esprit, et te voilà meilleur amant que conjoint. Mais as-tu songé à tomber profondément amoureux, et à prendre le temps de l’être ? La vérité veut que tu admettes que tu t’es compromis. Tu as rogné sur tes valeurs. Tu as accepté une relation bas de gamme, tirée du rayon « anti-gaspi » de Monoprix.  Tu as préféré une distraction à une âme qui a conscience de son éternité et qui sait qu’être aimé profondément est la plus belle des grâces.  Mieux encore, elle en aurait tellement conscience… qu’elle t’aimerait en retour, et donnerait tout pour cet amour. ...

La mort mérite d'être vécue

La mort n'est pas un sujet qui intéresse beaucoup les modernes.  Trop terre à terre pour les éternels distraits. Trop sérieux pour les immatures.  La mort n'est qu'un personnage effrayant dans un film d'Ingmar Bergman, ou une simple épice qui donne du piquant à une fiction.  Mais entre le moment où tu bûches un partiel à la fac, et celui où tu balances de l'eau bénite sur la boite en bois de ton meilleur pote, il n'y a qu'un pas.  Aussi reconnait-on ceux qui ont vraiment vécu de ceux qui n'ont pas vécu. Les mécaniques cérébrales sont très différentes.  Pire encore, il y a ceux qui assument à fond leur misanthropie, et ceux qui se forcent à être aimables avec tout le monde. Ceux qui se disent "pourquoi ce vieux con avec son déambulateur continue de circuler sur mon trottoir en creusant le trou de la sécu, alors que l'un des meilleurs d'entre-nous n'a même pas eu le temps de percevoir un euro de retraite ?" ; et il y a ceux qui s...

David Lynch ; ou l'obsession pour la vérité (...et on le remercie d'occuper nos esprits vides)

Tu penses matter un film de Lynch pour passer un bon moment ? Passe ton chemin ! Ce n'est pas toi qui regardes le film, mais c'est le film qui te regarde. Des films qui, d'ailleurs, ont pour point de parler de dépression nerveuse.  Quelques précisions. En général... ....le métrage s'ouvre : - par une chose horrible (l'homicide dans Wild at Heart) ; - dans une anxiété profonde, comme celle du personnage principal angoissé par le poids des responsabilités familiales (Eraserhead, ou l'importance du contraceptif) : - par une passion amoureuse qui dévore (Lost Highway, ou l'importance d'avoir une femme belle, mais pas trop...) ; - ou par une félicité onirique, (Mulholland Drive et la jeune actrice qui découvre Hollywood, ébahie) ou un rêve enchanteur (Inland Empire et la jeune femme Polonaise qui rêve sa vie d'actrice hollywoodienne). Autant de films sur la dépression nerveuse, une  fatigue de l'esprit, de laquelle l'on ne sort que de deux manière...

Essai de traduction de The Hermit of Misty Mountain de Ben E. King (presque) en alexandrins

L’Ermite de la Montagne brumeuse Je vins à l'Ermite de la Montagne brumeuse, Qui demeurait dans une grotte aux alentours, Et à ce sage je posai une question curieuse : Hé, dites, Monsieur l'Ermite, qu’est-ce que l’Amour ? Il dit : L’amour est un navire qui vogue vers le paradis, Sur des flots infinis... C’est un nuage magique pour la Vallée des rêves... C’est cela l’Amour, l'ami. "Et je dis à l’Ermite de la Montagne brumeuse, Qui demeure là où le vent froid s’abat, "Si je trouve cette chose qu'on appelle Amour, Oh, Monsieur l'Ermite, comment elle apparaitra ?" Il dit : Tu apercevras le soleil durant tes nuits, Tout comme les étoiles même quand elles sont éteintes, Tu entendras des chants quand il n'y a pas de bruit... Et tu sauras ainsi." Puis je dis à l’Ermite de la Montagne brumeuse, Avant que ces choses ne cessent, "Quand je verrai cette chose qu'on appelle Amour, Oh, Monsieur l'Ermite, que ferais-je face à cette princesse ? I...

Une Affaire de principe ; ou José Bové contre le cartel narco-technocratico nazi

Vous avez tous vu au cinéma "une Affaire de principe", réalisé par Antoine Raimbault. Sorti en l'an de disgrâce de 2024, ce récit narre le combat de José Bové au Parlement européen contre les lobbies du tabac. La structure du scénario est assez simple, pour ne pas dire linéaire : Présentation des personnages >Présentation du contexte > Péripétie n° 1 : mise en cause et démission d’un député européen > Contre-enquête : José Bové part à Malte, véritable nid à corrompus ; sa petite stagiaire épluche des rapports à Bruxelles > Révélation : la mise en cause était, en fait, injustifiée Péripétie n° 2 : confrontation avec le chef des conjurés, l’ordure José Manuel Barroso Révélation n° 2 : les lobbies du tabac sont partout > Coup de grâce : publicité des révélations (c’est la stagiaire qui a fait les photocopies)  Fin heureuse : vote et adoption du « paquet neutre » ; l’industrie du tabac finit en slip et les lobbies au chômage. Chiant, non ? Voici quelques pistes...

Ces phrases qui ont élevé mon niveau de conscience

 « Dieu vomit les tièdes » Réplique fascisante entre toutes, c’est une formulation du verset 3:14 de l’Apocalypse qui a été popularisée par un quelconque film français (pléonasme). Couplez ceci à du Saint Augustin, et vous apprenez que l’action amène à la chance. Et ceux qui s’abstiennent d’exercer leur libre-arbitre,  divin et sacro-saint privilège octroyé par le Très-Haut,  ceux-ci sont damnés, et d’une damnation profonde et presque irrévocable. Alors il importe beaucoup de n’être pas un fade, un mou, un moyen qui est d’accord avec tout le monde et qui fait tout comme les autres. C’est une véritable injonction à ne pas se palucher devant la dernière « sortie Netflix », à assumer ses frustrations, à les surmonter ; et à faire des efforts vestimentaires et alimentaires pour avoir une apparence décente et ne pas avoir l’air d’un semi-crapaud que l’on placarde sur des « back offices » de Didier Lequidam, diplômé en servilité és qualité .   « Toujours courtois, jamais c...