Jeffrey Epstein, ce démoniaque qui n'était pas athée
Vous avez sans doute vu cette interview déclassifiée, troublante, mais ô combien intéressante, du philanthrope Epstein.
Les mêmes extraits tournent en boucle, et l'on peut se réjouir, non pas de voir les photos du vice tout mondain, mais que l'on y parle du diable pour ce qu'il est.
Questions.
1. Jeffrey Epstein était-il le démon, le déchu, le cornu, ce sale truc qui est descendu des cieux à l'aube des jours ?
À la question de Bannon "êtes-vous le diable lui-même ?", Epstein répondit "Ai-je un bon miroir ?", ne pouvant plus, après une entrevue qu'il voulait sérieuse et érudite, se retenir du faire sarcasme.
Car, non. Au moment de cette interview, Epstein n'est pas le diable. Il n'est pas le déchu, celui qui fit une chute d'au moins 7 étages, dégagé comme un mal-propre par l'Archange Michaël et qui en fit de même pour le tiers des anges qui, de très beaux, passeront à très laids, après avoir adhéré au plan du Lucifer de se hisser au plus haut des cieux, et au dessus de Dieu (Ésaïe 14-15).
Mais "Qui est comme Dieu ?" répondit Michel, "Quis ut Deus?", mon ami ? Te voilà coincé par la rhétorique des anges, et l'argument est imparable, car tu as commis l'erreur logique de tendre à l'incrée alors que tu es fondamentalement un crée.
Quel orgueil ! et quelle erreur !
Tu n'as désormais que ton miroir pour te flatter : et encore, comme ton disciple le non-saint Jeffrey, tu es d'une laideur banale et tes oeuvres grandiloquentes seules, acquisitions de richesses et réunions de courtisans, peuvent susciter ta satisfaction.
Un miroir, oui ! Pas étonnant que ce soit ton objet préféré. Est-il bon ? Là, tu fais encore l'apologie du relativisme, car tu nous donnes encore du "qu'est-ce que la vérité ?", comme dit Pilate à Jésus "Quis est veritas?" Jean (18,38).
La vérité est que tu peux penser être le satan, puisqu'il t'a donné son image, faisant bien de toi un satan, ou "un adversaire" tel que le suggère ce nom traduit de l'hébreu.
"Ai-je un bon miroir ?". Voici un triple mensonge en une seule et courte question, car :
- oui, tu as sans doute d'excellents miroirs, et ils te servent jours et nuits (surtout) ;
- dans ce miroir t'y vois ta tronche avec tout le constat et les incidences d'une déchéance ancestrale ;
- ce même miroir symbolise ton propre culte et tu t'en sers goulûment pour persuader le monde de ton génie et pour qu'il te célèbre.
Mais seul est digne d'acclamations Celui qui entend :
Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth !
Alors non, Jeffrey Epstein n'était pas le diable incarné (je parle au passé, puisque le bonhomme me parait bien mort), mais il fut seulement un possédé, un sbire comme on en voit tant d'autres...
2. Jeffrey Epstein avait-il peur de diable ?
"Êtes-vous le diable ?". La première question de Bannon était manifestement inspirée par l'Esprit Saint, comme dans un élan de vérité.
La deuxième le fut tout autant, comme pour retirer le voile : "Avez-vous peur du diable ?".
Comme lors d'un exorcisme, le Jeffrey fut contraint de dire la vérité et répondit : "oui, j'ai peur du diable".
C'est ni plus ni moins qu'une crainte révérencielle, celle qu'à l'employé à l'égard de son employeur.
On craint le diable à défaut de craindre et de connaitre Dieu.
Quel dommage !
D'où le profit infini que l'on tire à lire les écrits des saints, car Thérèse d'Avila n'a-t-elle pas dit : "Je ne crains pas Satan autant que ceux qui le craignent ?".
Peut-on craindre celui que nos Évangiles appellent Belzéboub, en hébreux "le Seigneur des mouches" ? Peut-on craindre celui auquel il est prévu qu'il sera grillé à la fin des temps comme un insecte sur la braise trop chaude d'un barbecue (Apocalypse 19:20) ?
Là encore, un simple exercice logique nous donne bien plus à craindre le Bon Dieu, qui nous éprouve, que son toutou, le démon.
3. Si Jeffrey Epstein avait peur du diable, était-il croyant ?
Les désespérés ont tendance plus à croire au démon qu'à Dieu. C'est tout le problème de l'agnosticisme, fléau de notre époque qui signifie littéralement que la foule se complait dans son ignorance.
Peu, malheureusement, font l'effort de raisonner sérieusement et sereinement sur l'existence de Dieu en méditant, notamment, sur cette simple réflexion : si le mal absolu existe, n'y a-t-il pas un bien absolu ?
Si chacun conçoit que l'univers est infini, peut-on limiter le bien et le mal qui s'expriment dans cet univers ?
Le souverain mal, on le connait : c'est le nazisme, le communisme, la pédophilie, la guerre, le suicide moral (laïcisme) et politique (Emmanuel Macron) d'un peuple désenchanté...
Le souverain bien : c'est Dieu.
Bonne nouvelle, Dieu s'est incarné dans un homme et même Epstein y croit dur comme fer.
Lors de l'interview, pendant qu'il se répandait en leçons sur la sagesse antique et la transmission orale des socratiques, Bannon lâche un nom "Jésus de Nazareth".
"Il n'a rien écrit, mais lui aussi était sage".
Le Jeffrey est alors devenu blême.
Sa réponse : "Ce n'était pas un charpentier ?".
Certes, mais aussi le Christ.
Tu savais pourtant le reconnaitre quand il passait à Gérasa et qu'il te croisait toi, niché dans un corps tout nu dans un sépulcre. Et tu n'en menais pas large !
"Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en supplie : ne me tourmente pas !" (Luc 8:26-39)
Tandis que le monde t'appartient (finances, médias et politiques), tu frémis toujours autant au saint Nom de Jésus.
Tu pensais réduire Notre Seigneur, le Roi des rois, à son état le plus bas, mais il est en vérité le plus élevé.
Dans toute sa gloire, quand il chargera sur tes ombres toute son armée des 144 000 (Apocalypse 14:1), il ne sera jamais aussi glorieux que pendant sa vie secrète et humble à l'atelier de Saint Joseph, son père.
"Ce n'était pas un charpentier ?". Il n'est pour toi ni théorique, ni fable. Mais celui qui, par ironie, tu as fait pendre au bois.
Ce bois sera toutefois la première charpente de son Église, et son sacrifice le révélera comme étant l'Arbre de vie (Genèse 3 :22-24), car qui garde sa Parole aura la vie éternelle (Jean 5:24).
Oui, Jésus était charpentier et quelle Église il a bâtie ! Structurée depuis plus de 2 000 ans, tandis que le royaume de Satan est plus que divisé (gnosticisme, manichéisme, spiritisme, j'en passe et des pires... Suivez mon regard).
Et rien de tout cela n'aurait été possible sans l'hubris du démon et son sens du spectacle.
En somme, toute oeuvre du malin est portée, malgré lui, par Dieu vers un plus grand bien.
4. Faut-il désespérer davantage depuis la révélation des oeuvres d'Epstein ?
Dans un monde relativiste, où toutes choses seraient égales par ailleurs, où le bien et le mal ne seraient que des concepts dogmatiques, accordons-nous pour dire que ces révélations sont une bonne nouvelle.
Une bonne nouvelle pour la justice, contre l'impunité des superbes et la consolation (au moins partielle) des victimes.
Le bien ne tient pas à ce que nous sachions qu'il se passe dans le monde des choses pires que dans Eyes Wide Shut ou dans Salò ou les 120 Journées de Sodome.
Le bien tient ici à ce que le Tout-Puissant a tendu son bras contre les puissants, comme le dit si bien la Vierge Marie, et que ceux-ci sont confondus pour toujours.
À tel point que certaines injustices viennent à poindre, de la part de personnes qui se découvrent un sens moral.
Ainsi, le moindre individu à qui Epstein aurait notoirement donné l'heure se trouverait banni de la communauté humaine, au même titre que les tristes jouisseurs de l'île mystérieuse.
Retiens ton glaive !
Garde ton zèle pour dénoncer le mal autour de toi, comme la prostitution des mineurs placés à l'aide sociale à l'enfance de ton département (que tu habites à Saint-Denis ou ailleurs).
Cesse de relativiser et de désespérer, alors que ce dossier est sorti au grand jour et qu'il concernât les élites de ce monde (et il aurait pu ne jamais sortir).
Ce dossier est le témoignage criant de ce que des petits atlas sans Dieu en surplomb portent un monde trop lourd pour leurs épaules frêles, et que leurs responsabilités les font dévier vers le plus grand mal, à défaut de chercher le plus grand bien.
En d'autres termes, voilà ce qu'il en coûte de mépriser la morale : elle nous revient en pleine poire et ça nous met soudainement à nous gratter quand on réalise que le bien consiste à protéger nos enfants, et le mal à fermer les yeux devant l'extrême prééminence de Satan et de ses marionnettes en ce bas monde.
Vous voilà maintenant fascinés et fermement tenus en haleine par cette "affaire Epstein", dans les griffes de cet adversaire qui a le génie d'occuper votre espace mental en vous terrifiant d'abord par ses oeuvres, et en vous scandalisant ensuite et sans cesse par leur médiatisation en continue.
Hosanna in Excelsis !
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