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Quatre façon de retourner les armes du système contre lui-même

Ex nihilo nihil fit.  Rien ne sort du néant. Ainsi, rien des maux de notre société ne sont au hasard. Vidés à desseins, les gens doivent être revigorés.  Encore faut-il comprendre, avec une observation sincère et apartisane du monde, les instruments que le système utilise pour oppresser les esprits. Voici le projet. 1/ Utiliser les médias contre le monde et ses pompes Il n'a suffi que d'un siècle pour désespérer toute une civilisation. Des guerres et le goût du deuil ont fait perdre au peuple l'envie de vivre des aventures pour plutôt les vivre sur écran. En cela, la télévision fut un fléau ; et le smartphone, son pendant, un désastre. Mais dans les débuts du marasme de l'abrutissement généralisé surgit un miracle : Monseigneur Fulton Sheen et son émission " Life Is Worth Living". La guerre, le nazisme... un grand traumatisme. Mais Dieu est là et Il ne vous oublie pas. Faisons donc comme l'Evêque, et faisons oublier ce qui excite le désir et rend ignorant ...

De la charité des détenus

L'abus de langage est une drogue dure. Aussi, serais-je tenté,  pour parler des détenus,  de dénoncer la haine sociale, les bureaucrates, les hypocrites et d'autres gens bien installés dans le système.  Ces distinctions me porteraient à proposer des hiérarchies et des catégories, jusqu'à malheureusement, suggérer que certains soient "en-dessous", et d'autres simplement "sous". Alors pas de débat, ni catégories arbitraires (même si ça me démange).  Que du vécu.  Et du vécu pour démontrer que des prisonniers, ceux que l'on considère "en-dessous de tout", ont bien plus de coeur qu'on ne le pense. L'amour de profundis Pas la sous-version de Baudelaire (oups), ou celle d'Oscar Wilde, mais l'originale : Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? (Psaume 130) Subsiste alors, pour un petit lascar de 50 ans et de 100 kilos, une petite lumière qui brille à la flammèche pour une femme dévo...

Non, elle n'avortera vraiment pas (portrait encore plus fasciste)

Son oeil ne brille pas encore. C'est Marie-Madeleine et la Samaritaine. Ses démons n'ont pas été expulsés et le Sauveur ne l'a pas encore rencontrée. Depuis notre dernier rendez-vous, deux semaines plus tôt, elle s'est autorisée à prendre du poids. Depuis qu'un baveux lui a assuré que le père sera attrait en justice, elle semble avoir accepté le concept de cette deuxième grossesse. Et pour cause, son conseil roulera sur le monde pour que l'idée d'un avortement à la hollandaise lui passe. Idée morbide d'une famille qui craint le déshonneur, ou plutôt le retrait d'un honneur qu'elle n'a jamais eue. Ce gamin de 5 mois ne sera pas abducté par un Dyson que l'on ficherait dans l'entrecuisse de sa génitrice et que l'on agripperait et que l'on ferait pivoter pour en briser toutes les attaches charnelles et qui, dans un fracas ensanglanté de peau et de placenta, serait arraché à la vie dans les pleurs que ses petits poumons lui permett...

Justice pour Pasolini !

J'ai lu "Pasolini, ou la tentation de la sainteté" de Madame Karine Josse. Cet essai de psychologie, de sociologie, de psychanalyse, voire de théologie, nous rend très attachante la personnalité de Pier Paolo Pasolini.  Comment pourrait-il en être autrement ?  Pasolini, écrivain et poète, peintre et cinéaste, présente la particularité d'être un génie, en plus d'être italien.  Aussi, l'essai nous dépeint par petites touches les traits de la personnalité de l'artiste.  C'est au travers d’extraits de poèmes, de courtes citations et de quelques éléments biographiques, pour emprunter le langage des procureurs, que nous pouvons déceler, de l'intéressé, les conflits intérieurs et son indicible profondeur. L'enjeu de l'essai ?  Nous convaincre que Pier Paolo Pasolini devrait être canonisé. Mais pas tout à fait comme on le croit.  Car l'Italien n'aurait professé sa foi que de manière ambivalente, et la seule voie de sainteté qui lui serait o...

Phenomenon avec John Travolta, un film pas si con

Dans les années 90, on avait du lourd film dramatique qui osait le sentimentalisme. Comme Phenomenon, un bon mélodrame avec une solide réflexion (métaphysique, pour être pédant) sur l'intelligence. C'est l'histoire de Georges, un mec de la petite classe ouvrière, d'un petit village, qui est nul en drague et qui vient de fêter ses 37 ans. Il reçoit un soir une vive lumière sur le cône, après avoir levé sa pinte de bière vers le ciel. D 'emblée, on y voit une grâce de l'Esprit Saint qui lui rend la politesse au centuple. Première occurence de l'amour divin. D'un coup, George le garagiste se met à avoir une super-intelligence qui lui permet de lire des livres très vite et d'avoir de super idées. À tel point qu'il n'en dort pas de la nuit, sentant sa chair trop limitée pour son esprit. Il  développera même un don de télékinésie, tellement sa puissance déborde...  Homme simple, donc réceptif à la grâce, il témoignera toutefois d'une belle comm...

"Celui-ci je le garde" ; ou le portrait très fasciste d'une cliente qui n'avortera plus

Notre génération est ignominieuse de contradictions et de faiblesse. Mais dans sa souffrance, elle se reprend peu à peu. Voici une jeune dame de 26 ans avec un corps à tenter un saint. Elle souhaite mettre un "bon coup de pression" au géniteur du bébé de 4 mois qu'elle porte. Du moins, ce "coup de pression", c'est moi qui lui suggéra, puisque, forte de ses recherches sur Google, elle songea d'emblée à l'action en recherche de paternité. Bon réflexe. Sauf qu'il faut que l'enfant soit né. Foutue fiction juridique, sur laquelle on reviendra pour lui mettre des coups de taloche. Elle explique avoir connu pendant deux ans un homme qui a 10 ans de plus qu'elle. Le loustic va sur ses 36 ans. Blédard invétéré, il passe le plus clair de son temps au Maroc. Il est surtout de cette génération de neo-païens acculturés qui souffrent d'autant de contradictions qu'ils ont de cheveux sur le crâne (pour la plupart). Il croit en Dieu, mais a des re...