Quatre façon de retourner les armes du système contre lui-même

Ex nihilo nihil fit. 

Rien ne sort du néant.

Ainsi, rien des maux de notre société ne sont au hasard.

Vidés à desseins, les gens doivent être revigorés. 

Encore faut-il comprendre, avec une observation sincère et apartisane du monde, les instruments que le système utilise pour oppresser les esprits.

Voici le projet.

1/ Utiliser les médias contre le monde et ses pompes

Il n'a suffi que d'un siècle pour désespérer toute une civilisation.

Des guerres et le goût du deuil ont fait perdre au peuple l'envie de vivre des aventures pour plutôt les vivre sur écran.

En cela, la télévision fut un fléau ; et le smartphone, son pendant, un désastre.

Mais dans les débuts du marasme de l'abrutissement généralisé surgit un miracle : Monseigneur Fulton Sheen et son émission "Life Is Worth Living".

La guerre, le nazisme... un grand traumatisme.

Mais Dieu est là et Il ne vous oublie pas.

Faisons donc comme l'Evêque, et faisons oublier ce qui excite le désir et rend ignorant des choses spirituelles.

Plaise au diable de produire du mauvais et de médiatiser ses oeuvres à une échelle industrielle afin de nous scandaliser en continue, refusons tout ce qui ignore ou exclut ces simples mots : morale, paix et sacré. 

Et faisons mieux : publions-les.

2/ Utiliser tous les supports possibles pour pallier les terribles carences de l'instruction publique

Il m'importe très peu de spéculer sur les cours d'éducation sexuelle ou sur les conférences LGBT qu'on donnerait à des élèves d'école primaire. 

Est-ce vrai ? Je n'en sais rien ; et le cas échéant, il appartient aux parents d'élèves de prendre leurs responsabilités...

Ce qui est peut-être trop demandé, puisqu'oppressés par les roitelets qui leur servent de patron, par les impôts et par "les mauvaises nouvelles" surgissant de la presse.

Les parents n'ont donc plus d'espace mental pour penser l'avenir de leur enfant, et encore moins leur vie spirituelle.

Pourtant, sans vie intérieure, sans imagination, sans créativité, ni même un début de réponse sur l'origine de l'homme et sa destination, l'enfant est tout juste voué à devenir une machine à consommer. 

Dépecé très tôt de son essence, il sera à la merci de toutes les marques, et trouvera mieux son réconfort le dimanche au Westfield, qu'en visite dans une cathédrale, si ce n'est pour assister au très saint sacrifice du Christ Jésus...

Alors, pour éviter de faire la part belle aux Soral, Conversano, Rochedy (que j'ai recadré ici) et autres informateurs de misère, osons étriller avec assurance l'évolutionnisme qui fait des hommes des descendants des macaques, ou le relativisme qui met tous les dogmes religieux sur un même niveau de complexité et de rigueur, ou même le matérialisme qui prend l'accumulation de richesses comme seule fin exaltante d'une vie enflée d'orgueil.

Osons tuer le dieu-argent, risquant de blesser tous ces boomers apostats qui pensent rejoindre Bélize sereinement si leur épargne est intacte. Comme si l'issue du jugement particulier s'achetait à coups de monnaie scripturale, qui n'a que la valeur que le monde veut bien lui donner.

Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; 

mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur (Matthieu 6:19-21).

Osons aussi affirmer que la vie est sacrée, avec la même ferveur que le désespéré qui prétend que "tout est écrit", ou que "la vie n'a pas de sens, que ça sert à rien et qu'on va tous crever de toute façon".

Professer le sacré a certainement plus de force qu'un discours désenchanté.

Comblons les vides avec la Parole.

Le vermisseau a toujours moins de mobilité que l'aigle.

3/ Orienter les canons de l'État de droit vers le haut plutôt que vers le bas

Vous l'aurez compris. Vous êtes en bas, et l'État de droit est cette structure qui fait mine de concourir à votre bonheur en vous conférant quelques droits et en garantissant l'exercice d'hypothétiques libertés.

L'État de droit en France est une sorte d'Olympe gouvernée par des pseudo-dieux complètement dégénérés, qui hésite entre une prise en charge financière de toute la misère de son territoire (mères isolées, familles réfugiées, soins addictologiques...), tout en promouvant une économie fondée sur la vente et sur le service. Autrement dit, une économie improductive qui ne sait plus rien foutre de ses dix doigts (mis à part ce que vous pensez).

En France, soit on est très pauvre et l'on a un statut particulier ; soit on est très riche et l'on a un statut particulier.

Dans l'entre-deux, vous n'avez le droit que de vous "faire des restos", de voyager là vous dit d'aller le conglomérat des voyagistes, aux Canaries et à Bali, et de vous faire marier par un élu franc-maçon, qui exulte de prendre la place d'un prêtre de cette Sainte Église catholique qu'il déteste. Comble du bonheur, la France sous la Vème République vous permet aussi de faire des enfants qu'elle s'emploiera à lobotomiser pour les maintenir à un très bas niveau d'instruction afin qu'ils oublient de mieux faire que leur ainés.

Par exemple en s'appropriant les richesses que les soixante-huitards ont indûment cumulées afin de les répartir selon la justice ; ou en bâtissant des édifices selon les canons antiques ou haussmaniens pour - à jamais - oublier les méfaits de Le Corbusier et autres déviances fonctionnalistes qui blessent la vocation de l'oeil humain au beau et au sensible.

C'est cette saine vocation qui nous permet de nous unir en associations et en partis pour "jouer le jeu démocratique" et porter une voix dissonante. C'est dans la manifestation publique, excessivement "encadrée" aujourd'hui, que la clameur s'exprime. C'est dans l'exercice en justice des droits à manifester et de la liberté de s'associer que l'État se met à trembler.

L'État, dans sa demi-mansuétude, a instauré des voies de recours. Alors, exerçons-les.

"Demi" seulement, puisque l'État pense sans cesse à complexifier l'accès au droit et à la justice, sans ainsi penser qu'il scie la branche sur laquelle il est assis : car plus le droit est complexe, plus l'on devra demander l'avis de la justice aux fins de l'éclairer et de l'appliquer. 

Et si la justice se trouve débordée, les droits et libertés seront vus pour ce qu'ils sont : des vagues principes sans substance, un peu comme la devise "liberté, égalité, fraternité". Et sans justice, pas de droit effectif, et l'État de droit n'a plus de raison d'être.

Que l'État cesse donc de se prétendre divin ! Lui qui n'est ni administré par Hermès, ni par Arès - à la rigueur par Dionysos - devrait plutôt puiser sa force dans le Sermon sur la Montagne que dans la faiblesse d'une génération dont il assèche la conscience.

4/ Le principe de laïcité est une opportunité monumentale pour ré-armer les consciences

Après la liberté d'association, sa cousine : la laïcité. S'agit-il d'un droit, d'une liberté ou d'un devoir ? Vu le texte de la loi, on n'en sait rien. Et j'avoue ne pas désirer gloser davantage sur cette notion dont on discourt, tout le temps et en toute saison, à longueur de temps et jusqu'à la nausée. 

Comme on l'a vu, si les médias parlent d'un sujet non spirituel, c'est pour vous apeurer. Et s'il insiste sur un tel sujet, c'est pour vous abrutir. Vous perdrez alors de vue l'essentiel et le goût des choses simples. En particulier, la définition même de la "laïcité" : la neutralité et l'impartialité de l'État à l'égard du religieux. 

Voilà pour la théorie : la laïcité, une valeur pacifique.

En pratique, le mouvement laïc séculier qui a pris corps lors de la fameuse révolution de 1789 a abouti aux massacres d'hommes consacrés et de religieuses parfaitement désarmés et innocents. Sans parler de la spoliation des biens de l'Église.

Plus récemment, ce sont des débats interminables, martelés dans les médias, sur le voile religieux ou sur les crèches de Noël. 

Le principe de laïcité réduit le sujet religieux à une somme de traditions désuètes, alors que la Sainte Église catholique a plus de 2 000 ans, et qu'aucune cérémonie républicaine ne rassemblera autant que les rites catholiques romain, maronite, melkite ou syriaque.

Neutralité de l'État, disais-je. Se faisant, la laïcité est bien un devoir... à la charge de l'État. Et si l'État est dit "de droit", alors le droit doit être appliqué par lui.

En d'autres termes, le principe de laïcité peut être largement invoqué dans les tribunaux et dans l'espace public pour interdire à l'État d'opprimer ceux qui professent la foi.

Encore une fois, la France républicaine craint la foi, car elle nous fait voir plus loin que la consommation, et ressentir davantage que du désir d'achat...

Cette laïcité, qui étymologiquement signifie "le commun" ou "le peuple", est en réalité une liberté : celle de la conscience. 

"J'ai le droit d'être un commun du séculier ; comme je peux intégrer toute sphère religieuse".

Certains répondraient que l'expression de la foi contrarierait le choix du séculier de rester neutre. 

Réponse : non. Le séculier, entendu ici comme "non croyant", est protégé par les pouvoirs publics contre le harcèlement à son endroit (s'il en subit) ; et partant, son choix irréligieux est sûrement mûrement réfléchi, et ne craindrait pas la vue de quelques crèches ou calvaires pour être ébranlé.

La laïcité, en tant que liberté de conscience, est donc bien une règle de paix civile, et bien plus : de bonheur. 

Le bonheur passant les joies et délices de la foi, l'État ne peut y mettre aucun obstacle. 

Mais est-ce à dire que seule une expression joyeuse de la foi serait tolérable ? 

Certainement, et une religion en particulier promeut la joie. Mais rien n'interdit de s'indigner lorsqu'il y a outrage ou injure.

Car quand un État laisse exposer une grenouille crucifiée, la réponse peut ne pas être béate ou taiseuse, mais peut tendre à exprimer que l'oeuvre est d'une infinie laideur et que l'auteur n'a pas de talent, puisqu'il existe seulement par la polémique.

Quand des hosties sont volées dans une église, on peut supposer qu'il s'agit de l'oeuvre du diable et de ses ombres. Car comment connait-il la valeur d'une hostie ? S'il ne croyait en la transsubstantiation, à quoi bon les rapiner ? Quand il s'en prend aux hosties, le malin tape fort et avec minutie, car il prive peut-être le fidèle d'une communion avec le Christ sauveur.

Ainsi, que les gens qui aiment se triturer avec des actualités s'interrogent convenablement : si le diable est intelligent et que son intelligence s'exprime sans fard dans le monde, n'est-ce pas une preuve de son existence ? Si le diable existe, son divin Créateur n'existe-t-il pas davantage ? Et si le divin Fils du Créateur est pris pour cible, ce Fils n'est-il pas vivant tout étant chaque jour sacrifié en mémoire de Lui ?

Voici tout ce que la laïcité nous permet d'exprimer publiquement dans un monde sensé.

Le monde est donc à un tournant : reconnaitre le sacré de la vie, ou le nier définitivement.

C'est donc en retournant ses armes contre lui-même que le système de Satan, et non seulement notre pauvre État de droit, s'effondrera sous ses propres contradictions.

Tandis que le Christ, bien que lui-même signe de contradiction pour notre salut, règnera pour toujours.






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