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Ma position sur le conflit israélo-palestinien

Fut un temps, je m'étais fendu d'un billet improprement intitulé " Le conflit israélo-palestinien", absolument rien à secouer ".  Je  prétendais arrogamment prendre de la hauteur.  J'étais jeune. Mais comment rester insensible au malheur d'autrui, au bruit des bombes, aux éclairs des armes et au pourpre de ce sang que l'on déverse dans les caveaux de l'humanité ? Aussi, voulais-je clarifier ma position. Je  ne soutiens ni la politique palestinienne, ni la politique israélienne mais... les  israéliennes. Je soutiens Nathalie Portmann et  Gal Gadot,  à qui Dieu donna à l'une des yeux d’azur ; à l’autre le sourire divin qui emporte votre émoi. Je soutiens ces beaux gènes, de Bar Rafaeli à Ilana Cohen ; de la grâce Séfarade au sublime Ashkénaze.  Je soutiens  Yaël Shelbia à Shlomit Malka, de Bar Zomer à Sun Mizrahi,  ces beaux noms qui suffisent à magnifier la prose. Ma situation d'occidental privilégié me donne ontologiq...

Comment bien choisir ses clients ?

Après vous avoir brillamment aidé à bien choisir votre avocat , je vous aide à présent à bien choisir vos clients. Ces conseils s’appliquent à tout entrepreneur, qu’il soit maître ostréiculteur, thanatopracteur ou simple professionnel libéral. Sans plus de simagrées : Conseil numéro 1 : le client doit s’engager à vous payer vite et bien C’est, sur toutes les autres, la qualité la plus attendue d’un client. Il eut beau vous faire l’honneur de vous solliciter, ou même de vous flatter : vous vendez une expertise. Certes, pas la meilleure, mais si vous envisagez de vivre de votre industrie, respectez-vous. Écartez les bavards, les anxieux, les peureux ; et faites-vous payer d'avance avant d'entreprendre la moindre diligence. "Je vais vous payer, ne vous inquiétez pas". D'accord, et diriez-vous à votre boulangère : "Je prendrais une tradi sans orge et je payerais plus tard" ? Sachez identifier les crèves-la-dalle et les bonimenteurs. Conseil numéro 2 : le cli...

« Mon père et moi, deux âmes sœurs »

Je n'ai pas pris la peine de me creuser le cornet pour trouver un titre original. Et c'est bien la première fois. Pire, je reprends le titre d'un article de journal. Mais d'un journal suisse. Ce titre est une citation. Une citation qui témoigne de l'admiration touchante d'une femme pour son père.  Cet article, ou plutôt, cette entrevue, mérite l'apothéose de notre attention, puisqu'il répond à ces questionnements si récurrents de notre époque :  Qu'est-ce qu'un père ? Qu'est-ce qu'un homme ? Qu'est-ce qu'un bon père ? Être modèle ? Comment ? Quelle vie se donner ? Réponse : devenir Marc Bonnant.  Tout d'abord, qui est la personne interrogée ? Il s'agit d'Arlène Bonnant,  " créatrice des bijoux Caspita, inspirés des textes sacrés des spiritualités du monde entier. Passionnée par l’art contemporain". Et Mme Bonnant " évoque l’immense respect qu’elle éprouve pour son père, l’avocat Marc Bonnant". Autre...

Je vous prie de bien vouloir me dire où je puis retrouver Amélie

« Mais toi, pourquoi écris-tu donc? (...) A : Hélas! mon cher, soit dit entre nous, je n'ai pas encore trouvé jusqu'à présent d'autre moyen de me débarrasser de mes pensées. - B : Et pourquoi veux-tu en être débarrassé? - A : Pourquoi je veux? Est-ce que je veux! J'y suis forcé. - B : Assez! Assez! » (Nietzche, Gai Savoir, par. 93). Pardonnez, cher Lecteur, cette citation tronquée. Mais puisque j'en suis maintenant, depuis trois billets, à me remémorer mes années de collège, je dois en évoquer le point le plus névralgique.  Je suis plus que jamais incité à me détacher de l'actualité et des petites et grosses manipulations des petites et grosses entreprises de presse. Tandis qu'elles rabâchent, exagèrent et intimident, mes pensées, quant à elle, s'échappent et se perdent dans mon passé. Je me surprends parfois à entendre, avec une étonnante acuité, un mot prononcé avec douceur ou avec malice ;  à voir,  parfois, un décor parsemé de vert ou de gris mais, r...

Y’a-t-il un Mathieu M. dans chaque classe ?

Dans la lignée du portrait de Nicolas Picard et de sa fabuleuse épopée , voici un propos sur un autre sacré loustic. L’animal était dans mon collège, et aussi un peu dans mon lycée, car  malheureusement  nous partageâmes quelques classes. Et si j’use ainsi du passé simple, c’ est bien pour marquer l’écart entre ma narration et l’insignifiance du sujet. Mathieu M. donc. En vérité, il ne s’appelle pas vraiment Mathieu. Le bougre appartient à une minorité protégée. Ainsi  dois-je le voiler du blanc drap de l’anonymat ; autrement dit, un drap d'une complexion contre laquelle le racisme n’existe pas.   Mathieu est très querelleur. Dès l’âge de 12 ans, il cherchait souvent  la confrontation physique. Il vous injuriait, prenait votre nom de famille et l’écorchait, et tentait même de savoir le nom de votre mère pour, comme il le fit parfois, l’implorer en vain, ou l’employer en des termes salaces. Mathieu a un humour très limité et circonscrit à la moquerie, bien qu’i...

Nicolas Picard ; ou la formidable épopée terrestre

Je repense beaucoup à mes années de collège, époque nostalgique lors de laquelle j'essuyais la fidèle expérience de la vie en société. Au collège, j'étais entouré de crétins infinis qui, filles comme garçons, diffusaient et s’échangeaient des vidéos sexuellement explicites en classe, et perturbaient les cours par des crises entre l'autistique et le Tourette et qui n'envisageaient le rapport social qu'au gré de leurs hormones querelleuses.  Je repensais aussi tout particulièrement à un zigue qui s'appelait Nicolas Picard. Le loustic culminait à 14 de moyenne, tandis que je redoublais ma 3ème. Quelques années plus tard, l'on s'était recroisés dans la rue et aux dernières nouvelles il était apprenti-métallurgiste. Mais je savais aussi que Nicolas était un énorme détraqué sexuel qui se prêtait à tous les attouchements, sur les filles comme sur les garçons. Il n'avait que la vulgarité aux lèvres (et espérons que cela ne fut pas autre chose !). Je me disai...

BAC Nord, film réaliste ou invention maladroite ?

Simple,  efficace, mais sans audace Expédions d’emblée mon avis pseudo-cinéphilique :  BAC nord est plutôt bien réalisé. Une mise en scène peu audacieuse, mais efficace. Pas de grandes plongées dans les contrées de la psyché, négligeant ainsi d’explorer suffisamment le thème de l’amitié, de la camaraderie, de la trahison et du sens du devoir. Mais tout ceci sera mis au  compte d'un mauvais montage. « Eh le roux pioche bien dans la caisse lui ! » C’est un film sur une tranche de vie, celle de trois policiers de la Brigade anti-criminalité des quartiers Nord de Marseille. Ces trois flics sont désabusés et se sentent globalement impuissants. Ils s'ennuient « ferme » (ce qui augurera d’un avenir proche), et ils voudraient se faire des « gros », démanteler d'importants réseaux. Ils sont aussi et sans cesse en proie aux dilemmes moraux : puis-je payer mes indic' sans finir par les trahir ? Puis-je poursuivre un dealer jusqu’au fin-fond de la cité-jungle sans me faire rafaler ...

Calme

Comme entouré d’une membrane, je suis imperméable à la joie et à la peine. Me sentant comme dans les dernières heures du jour où j’ai expiré pour la première fois, plus rien ne me torture, ou ne m’inquiète. Est-ce là embrasser la maîtrise ? J’ai un plan pour tout et pour tout surmonter, ainsi qu’une explication pour chaque chose et pour chaque difficulté. Mon coeur ne bat plus en excès, et plus rien ne semble mériter ma peine. Je suis en mission. L’instrument de bien des causes. Les gens aux émotions irritantes et contagieuses restent à distance. Je m’intéresse à l’autre sans m’y intéresser, n’ayant qu’une acceptation intellectuelle de leurs tourments, et faisant échec à leur dessein de déverser sur moi leur mal-être ou de faire peser sur moi une part de leur fardeau. Le livre est mon refuge. L’ancestral est infiniment plus intéressant que le contemporain, et les mondes qu’il dépeint sont bien plus agréables que celui-ci, qu’il s’agisse de de l’enfer ou de champs de batailles.  De ...

Contra Antalya

Ton horizon d'un bleu profond, turquoise et azur, offre un aspect trop virginal que ceignent de phalliques sommets. Un peu plus célébrée qu’une prostituée perse, tant de voyageurs sont venus pour trouver quelques plages de sables, pour finir par butter sur des chaussées de galets sur lesquels s’abattent des flots, sauvant plus loin un gazon égaré d'une plaine quelconque.  Ton air est trop pesant, trop lourd. Tu suintes la corruption avec tes tristes commerçants, achalandant leurs échoppes de produits neufs, mais déjà obsolètes, et trônant sur des collines de baskets et claquettes. Tu es la parfaite fusion entre Nice et Saint-Denis. Nice pour cette large voie mi-piétonne, mi-cyclables que l’on peut longer en mirant tes lointains massifs, à la clarté brouillée par force pollution. Et Saint-Denis pour ce sens insensé du commerce du laid et du démodé. Ton rivage rocailleux est le bien indivis de mille tenants de l'hôtellerie, sur lesquelles demeurent plus de transats et de lits...

Bien préparer votre voyage en Turquie : quelques conseils juridiques pour éviter « l’expérience Midnight Express »

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Midnight Express est un film magnifique sur les mille tourments dans une prison turque  d’un petit Américain, qui tenta  de sortir du haschich. Ce film est criant de vérité car, peu importe  qui l’on est, et d’où l’on vient, en voyage comme en amour, nous risquons tous d’être jeté dans une cage boueuse, pleine de sodomites et de bouilleurs d’enfants. A fortiori , si j’ose dire, quand vous allez en Turquie, terres singulières, et que vous envisagez d’en sortir. Alors  suivez le guide,  et vous ne serez jamais  lost in translation , ni aucun  élément de culture locale ne vous échappera. Conseil numéro 1 : Éviter de tenter d’exporter des psychotropes Ça tombe sous le sens. Mais  shit, haschich, khat, captagon, advil…  évitez. Laissez cela à la communauté albanaise. Pour  vivre l’ivresse orientale, l’Occidental très las devra se contenter d’un simple narghilé. Et si vous vous obstinez à tenter le diable (Iblis en l’espèce), préfére...